Société des Américanistes de Belgique
 
 

 

 

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Wars and Conflicts in Prehispanic Mesoamerica and the Andes. Selected proceedings of the Conference organized by the Société des Américanistes de Belgique with the collaboration of Wayeb (European Associayion of Mayanists) . Editors: Peter Eeckhout and Geneviève Le Fort . BAR International Series 1385.

 

RÉSUMÉS, ABSTRACTS, RESUMENES [ pdf ]

 

1. Foreword by Geneviève Le Fort (Wayeb) and Peter Eeckhout (SAB)

 

Aurélie Couvreur (Université Libre de Bruxelles)

2. El carácter guererro de tláloc en Teotihuacan  ?

“Tlaloc, dieu de la guerre à Teotihuacan?”

FRANÇAIS. Malgré les récentes découvertes archéologiques de guerriers sacrifiés et les nombreux objets à caractère guerrier représentés dans l’iconographie de la ville, on connaît mal la guerre à Teotihuacan et la nature des relations qu’entretenait la ville avec les zones où son influence se faisait sentir, comme les hautes-terres mayas du Guatemala. Un des traits les plus évidents de cette influence est la diffusion de la figure du Tlaloc Teotihuacan, dont on retrouve les yeux cerclés et la gueule caractéristiques dans de nombreuses représentations de ces régions. Il a récemment été suggéré, notamment par Pasztory (1997), que cette prépondérance de l’image de Tlaloc à l’extérieur de la métropole était due au fait qu’à Teotihuacan, ce dieu aurait été associé au pouvoir extérieur, militaire et politique ainsi qu’au sacrifice, tandis que la « Grande Déesse » de Teotihuacan, actuellement considérée comme l’autre divinité principale de la ville, aurait, elle, été liée au pouvoir interne, local et agricole. Au cours de cette communication, une réévaluation de ces déductions, et plus particulièrement celle du caractère guerrier propre à Tlaloc, sera proposée sur base de l’iconographie de chacune de ces figures divines.

 

Markus Eberl (Tulane University, New Orleans) &

Christian Prager (University of Bonn)

3.Bolon Yokte K'u - Maya Conception of War, Conflict and the Underworld .

“Bolon Yokte K’u: les conceptions des Mayas sur la guerre, le conflit et l’inframonde.”

ENGLISH. The deity Bolon Yokte K’u is shown here to have had a consistent association with underworld, conflict, and war from the beginning of the Classic period into Colonial times. Bolon Yokte K’u provides not only an insight into the Maya conceptions of conflict but is also helpful to see how the conceptions were implemented by the elite. The authors demonstrate that the deity is a recurrent theme in Classic period inscriptions, Postclassic codices and the Books of Chilam Balam from the Colonial period. The variety of documents allows them to apply a diachronic perspective that heightens the understanding of the deity and that evinces variation over time. The concomitant appearance of Bolon Yokte K’u in art and writing enables the authors to identify the iconographic attributes of the deity. Several monuments can be shown to depict elite persons dressed up as Bolon Yokte K’u. The identification of Bolon Yokte K’u on the "Vase of the Seven Gods" (K2796) underscores its importance as one of the gods that were present during the creation of the present world

FRANÇAIS. Il est montré que la divinité Bolon Yokte K’u a été associée avec l’inframonde, le conflit et la guerre depuis le début de la période classique jusqu’à l’époque coloniale. L’étude de Bolon Yokte K’u permet non seulement de se faire une idée des conceptions des Mayas sur le conflit, mais aussi de voir comment ces conceptions étaient appliquées par l’élite. Les auteurs démontrent que la divinité constitue un thème récurrent dans les inscriptions de la période classique, dans les codex du Postclassique et dans les livres du Chilam Balam de la période coloniale. La diversité des documents leur permet d’appliquer une perspective diachronique qui améliore la compréhension de la divinité et qui montre les variations dans le temps. L’apparition concomitante de Bolon Yokte K’u dans l’art et dans l’écriture permet aux auteurs d’identifier les caractéristiques iconographiques de la divinité. On peut montrer plusieurs monuments qui dépeignent des membres de l’élite vêtus comme Bolon Yokte K’u. L’identification de Bolon Yokte K’u sur le “vase des sept dieux” (K2796) met en évidence son importance comme l’un des dieux présents lors de la création du monde actuel.

 

Alexandre Tokovinine (Harvard University)

4.The Dynastic Struggle and the Biography of SAJAL: “I was with That king ” .

ENGLISH. The story of Bird-Jaguar IV coming to power is one of the most discussed by the mayanists. The core issue is that the famous ‘interregnum’ of AD 742-752 could actually be a historical ‘fake’ perpetuated in the monumental confirmation of Bird-Jaguar’s legitimacy. However, not so much attention is paid to the fact that the king was not alone in the dynastic conflict (a thing not uncommon for the Maya polities). A remarkable monumental activity of subsidiary lords after AD 752 offers a series of retrospective ‘histories’ which emphasize the following point: “We were with the king since the beginning.” What we see is a kind of ‘winning party’ that claims a proper place in the new order recalling the times when its support was so crucial for the claimant to the throne. Interestingly, these ‘retrospectives’ are not limited to Yaxchilan area. The scheme does help to explain, for example, the exalted status enjoyed by some of the sajaloob of K’ihnich-Janaab-Pakal I and Ahkul-Mo’-Naab III in Palenque.

FRANÇAIS. L ’histoire de l’avènement au pouvoir d’Oiseau-Jaguar est l’une des plus débattues par les mayanistes. Le point crucial est que l’”interregnum” de 742-752 AD pourrait en réalité être un “faux” historique perpétué par la confirmation sur les monuments de la légitimité à règner d’Oiseau-Jaguar. Cependant, on accorde peu d’attention au fait que le roi n’était pas seul dans le conflit dynastique (la chose n’est pas rare dans les cités mayas). Une remarquable production de monuments par les seigneurs secondaires après 752 AD offre une série d’”histoires” rétrospectives qui mettent en avant le point suivant: “Nous étions avec le roi depuis le début”. Ce que nous voyons est une sorte d’”équipe gagnante” qui revendique sa propre place dans le nouvel ordre en rappelant l’époque où son support était si crucial pour le prétendant au trône. Il est intéressant de noter que ces “rétrospectives” ne se limitent pas à la région de Yaxchilan. Le schéma aide à expliquer par exemple le statut élevé dont jouissent quelques-uns des sajaloob de K’ihnich-Janaab-Pakal I et Ahkul-Mo’-Naab III à Palenque.

 

Alexandre Safronov (Moscow State University)

5.The Yaxchilan wars in the reign of ‘Itsamnaaj B’alam IV (771-ca800).

ENGLISH. Siyajchan kingdom with its center in modern archaeological site Yaxchilan played a very important role in the political life of Usumacinta region since the 5 th century. In the late 8 th century the Siyajchan king Itsamnaaj-B’alam IV (771-ca.800) began an intensive military expansion to the nearest kingdoms. During his reign Siyajchan concluded dynastic and military alliance with Ak’e-Xukalnaaj kingdom against Sakts’i. This alliance was victorious in the beginning of 787 when Sakts’i was defeated. After this victory, Itsamnaaj-B’alam organized several military campaigns against northeast neighbors: Namaan, Hixwits, Lakamtun and several others small polities. Siyajchan subjugated them in 796-800. The strengthening of Siyajchan was a result of the longtime conflict with Yokib during the 8 th century. The final victory of Itsamnaaj-B’alam’s son K’ihnich-Tatb’u-Hol III over the last Yokib’ king in ca.808 made Siyajchan kingdom the dominate power in the Middle and Upper Usumacinta.

FRANÇAIS.Le royaume de Siyajchan, dont le centre était le site archéologique actuel de Yaxchilan, a joué un rôle très important dans la vie politique de la région de l’Usumacinta depuis le 5 ème siècle. A la fin du 8 ème siècle, le roi de Siyajchan Itsamnaaj-B’alam IV (771-ca.800) commença une intensive expansion militaire vers les royaumes les plus proches. Pendant son règne, Siyajchan conclut des alliances dynastiques et militaires avec le royaume d’Ak’e-Xukalnaaj contre Sakts’i. Cette alliance mena à la défaite de Sakts’i au début 787. Après la victoire, Itsamnaaj-B’alam organisa plusieurs campagnes militaires contre ses voisins du nord-est: Namaan, Hixwits, Lakamtun et d’autres petits états. Siyajchan les domina en 796-800. Le renforcement de Siyajchan résulta aussi du long conflit qui l’opposa à Yokib au 8 ème siècle. La victoire finale du fils de Itsamnaaj-B’alam, K’ihnich-Tatb’u-Hol III, sur le dernier roi de Yokib en ca. 808 a fait du royaume de Siyajchan le pouvoir dominant dans la basse et moyenne vallée de l’Usumacinta.

 

Michel Graulich (Université Libre de Bruxelles, Ecole Pratiques des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris)

6. The Warriors of the Bilimek Pulque Vessel .

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Henning Bischof (Reiss Museum, Manheim) 

7. Violencia y guerra en los Andes Centrales a través de las fuentes arqueológicas .

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Markus Reindel (Deutsche Archäologische Institute, Bonn)

8.Pinchango Alto : A Gold Miners Settlement in Palpa, Southern Peru.

« Pinchango Alto : un établissement de mineurs d’or de Palpa, Pérou méridional »

ENGLISH. Warfare and conflicts are difficult to detect with archaeological methods. Architectural features like defensive walls and strategic locations in the landscape are generally considered as evidence of such conflicts. Both features are present at the site of Pinchango Alto, a typical hilltop site of the Late Intermediate Period (1000-1400 AD) in Palpa, on the south coast of Peru. As part of the Palpa Archaeological Project, directed by the author, extensive survey has been conducted at Pinchango Alto and a detailed site plan has been established using photogrammetrical and terrestrial topographical methods. The archaeological features show that Pinchango Alto must have been an ancient mining settlement. Gold bearing minerals had been processed in the same way like in actual artesanal gold mining camps in the neighbouring Viscas valley. The hilltop site is clearly associated with a settlement on the slopes of the Rio Grande valley. All the defensive installations face to the opposit site where is the Palpa valley. Defensive walls are consistently associated with cobbles which may have served as projectiles. In the paper the defensive functions of the site will be discussed: Are the defensive walls signs of warfare, of population pressure or struggle for natural ressources? Or did the walls only protect a site where precious goods where produced? Do the walls mark population boundaries or even encircle a colony of foreign gold miners in the Palpa region?

FRANÇAIS. Guerre et conflits sont des événements malaisés à identifier au moyen des méthodes archéologiques. Des réalisations architecturales comme des murs défensifs et des occupations de lieux stratégiques sont généralement considérés comme la preuve de l’existence de conflits. Ces deux réalisations sont présentes sur le site de Pinchango Alto, un site fortifié typique de l’Intermédiaire récent ( 1000 – 1400 pC) à Palpa, sur la côte Sud du Pérou. Dans le cadre du Projet Archéologique Palpa, dirigé par l’auteur, une prospection extensive fut menée à Pinchango Alto et un plan détaillé fut établi en utilisant les relevés photogrammétriques et la topographie terrestre. Les caractéristiques archéologiques montrent que Pinchango Alto a dû être un ancien établissement minier. Des minéraux contenant de l’or furent traités de la même façon que celle encore en usage dans les exploitations aurifères artisanales de la vallée voisine de Viscas. Le site, au sommet de la colline, est clairement associé à un établissement situé sur les versant de la vallée de Rio Grande. Toutes les installations défensives font face au site opposé où se trouve la vallée de Palpa. Les fortifications sont régulièrement associées à des galets qui ont dû être utilisés comme projectiles. Durant cet exposé, nous discuterons des fonctions défensives du site : les murs défensifs constituent-ils des indices de guerre, de pression populaire ou de luttes pour des ressources naturelles ? Ou bien ces murs n’ont-ils protégé qu’un site où des marchandises précieuses étaient produites ? Les murs marquaient-ils la frontière d’une population ou même circonscrivaient-ils une colonie de mineurs d’or étrangers à la région de Palpa ?

 

Giancarlo Marcone (University of Pittsburgh)

9. Rivalidad y competencias expresadas en los templos de Pachacámac .

« D'avantage d’idées que d’armes : évaluation des stratégies de domination étrangères dans le sanctuaire de Pachacamac, telles qu’elles sont réflétées dans les Temples centraux »

ENGLISH. La conferencia plantea una línea de interpretación del Santuario de Pachacamac. Basada en la idea de la importancia central del Santuario en el valle y la continuidad cultural de los habitantes de la costa central Peruana. Esta continuidad debe verse reflejada en el Santuario, asumiendo como hipótesis que los ocupantes del mismo en las épocas más tardías, fueron presumiblemente descendientes directos de los constructores de las épocas mas tempranas. Esto nos lleva a plantear que la semejanza o diferencia de las manifestaciones culturales, expresadas en la forma y disposición de los Templos Centrales, nos da un indicio de las relaciones que los habitantes del valle establecieron con la expansión de sociedades foráneas. La rivalidad y competencia de estas. Esta interpretación de los datos ya conocidos para estos principales templos, examinaremos los principales templos, aquellos que se encuentran en la zona central del Santuario, priorizando una lectura sobre la base de la continuidad. Estos templos circundados por la llamada primera muralla. Estos templos que tienen una suerte de continuidad física, podrían tener una continuidad histórica. Empezaremos mostrando el Llamado Templo Viejo, como el primer templo claramente reconocible, para seguir las transformaciones que sufre este hasta su abandono y la construcción de otro templo que lo reemplazo. Seguiremos analizando la disposición y forma de los templos, hasta llegar a aquellos que fueron construidos por los Incas. Si bien este análisis nos impide hacer inferencias categóricas, pues estas deberían ser demostrables con material cultural asociado a los templos. Pero si nos permite exponer las evidencias a favor de una continuidad cultural dentro del Santuario y aquella que nos habla de quiebres significativos.

FRANÇAIS. L’exposé suggère une voie d’interprétation du sanctuaire de Pachacamac, basée sur l’idée de l’importance centrale du sanctuaire dans la vallée et sur la continuité culturelle des habitants de la côte centrale péruvienne. Cette continuité doit se voir reflétée dans le sanctuaire, si l’on admet comme hypothèse que ses occupants aux époques les plus récentes étaient les descendants directs des constructeurs des époques les plus anciennes. Ceci nous amène à suggérer que la similitude ou la différence des manifestations culturelles, exprimées dans la forme et la disposition des temples centraux, fournissent des indices quant aux relations que les habitants de la vallées ont établi avec les sociétés étrangères en expansion, ainsi que la rivalité et la concurrence entre ces dernières. Outre cette interprétation de données déjà connues, nous examinerons les temples principaux, c’est-à-dire ceux qui se trouvent dans la zone centrale du sanctuaire, en privilégiant une lecture basée sur la continuité. Ces temples entourés par ce que l’on appelle la première enceinte montrent une sorte de continuité physique et pourraient avoir une continuité historique. Nous commencerons par le Vieux Temple, le premier clairement identifiable, et suivrons les transformations qu’il subit jusqu’à son abandon et à la constrction du temple qui l’a remplacé. Nous poursuivrons l’analyse de la disposition et de la forme des temples jusqu’à ceux construits par les Incas. Bien que cette analyse interdise toute déduction catégorique (de telles démonstrations devraient se baser sur du matériel culturel associé aux temples), elle autorise en tout cas à mettre en évidence les indices d’une continuité culturelle à l’intérieur du sanctuaire, laquelle suggère des fractures significatives.

 

Peter Eeckhout (Université Libre de Bruxelles)

10. Imperial Strategies in a Regional Context. Inkas and Chimus at Pachacamac.

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Jane Feltham (University of Liverpool)

11. Conflicts Between Yungas & Yauyos: The Interface Between Archaeology and Ethnohistory, as Seen from the Lurin Valley.

« Conflits entre Yungas et Yauyos : l’interface entre archéologie et ethnohistoire, vu depuis la vallée de Lurín »

 

ENGLISH.For the past thirty years ethnohistorians have published accounts of the traditional enmity between the highland Yauyos and the coastal Yungas. In this paper various aspects of post-Middle Horizon material culture in the Lurín Valley are analysed to see if they can shed light on these conflicts. The results do not necessarily confirm a state of warfare between the two groups. At the same time, ethnohistorical documents are studied to see if there is an alternative explanation. The analysis raises questions as to how we use our information and shows that we need to examine our preconceptions of what each discipline can do for the other.

FRANÇAIS. Durant ces trente dernières années, des ethnohistoriens ont publié des comptes rendus de l’inimitié traditionnelle entre les Yauyos des hautes terres et les Yungas de la côte. Dans cet exposé, divers aspects de la culture matérielle post- Horizon moyen de la vallée de Lurín sont analysés afin de voir s’ils peuvent éclairer ces conflits. Les résultats ne confirment pas nécessairement un état de guerre entre les deux groupes. Parallèlement, les documents ethnohistoriques sont étudiés afin de voir s’il existe une explicatrion alternative. L’analyse soulève des questions sur la façon dont nous utilisons notre information et montre qu’il est nécessaire d’examiner nos préjugés sur ce que chaque discipline peut apporter à l’autre.